7 décembre 2010

La ballade du Mal-Aimé !

On le sait je suis beaucoup plus convaincu qu'il faille faire appel à des considérations psychanalytiques que politiques pour appréhender précisément la chose dite politique, ce n'est pas l'exemple romagnatois qui devrait m'amener à changer d'avis !
Aussi Dimanche en chemin, pour la Marche de la Mémoire chacun y alla de son explication pour donner en partage sa propre approche de cette kafkaïenne situation municipale qui nous donne à voir un Maire et quelques uns de ses acolytes se tirer à répétition des balles dans le pied .

J'y suis donc allé de mon analyse concernant Farret , un branleur touché par une grâce toute paulinienne le soir du 22 Avril 2002 où Jospin se fit étendre pour le compte donnant à penser à ceux qui étaient restés au niveau zéro de l'analyse politique qu'il y avait une menace droitiste et permettre également aux caciques qui tiraient les ficelles, d'envoyer le peuple de gauche dans la rue au cri de " le fashisme ne passera pas ! ".

Rigolade bien sûr , Chirac passera au deuxième tour, c'est vrai sans trop de brio mais sans toutefois de problèmes et sans l'aide de personnes ce qui sera la pire des vexations des sauveurs autoproclamés . Quoi qu'il en soit , c'est de là que Farret hérita son habit de missionnaire et c'est de là que naquit toute l'ambiguité d'un homme qui porteur de la bonne parole aurait voulu être aimé mais qui ne savait pas faire et qui surtout dans un deuxième temps se montrait intraitable, voire tyrannique , avec ceux qui lui avait donné de l'affection et de la confiance car ils lui donnaient à penser qu'ils avaient aperçu sa faiblesse, pour ne pas dire son mal…
Je continuerai ce bout d'analyse une autre fois, car je ne voudrais pas oublier cet autre qui rapporta que, fut un temps Farret pouvait dire à qui voulait l'entendre, qu'il avait été mal accueilli à Romagnat, pas aimé quoi . J'ai tenu à faire remarquer que ces deux points de vue ne se contredisaient pas . Qu'ils expliquait bien le besoin Chez Farret de faire disparaître ou souffrir tout ce ( ceux ) qui l'avait précédé en même temps que ça alimentait sa phobie de la persécution, car celui qui présente ces penchants à défaut de pouvoir se faire aimer existe par les ennemis qu'il se fait, voire qu'il s'invente : ne pas laisser indifférent pour exister même si c'est en étant détesté…une forme exacerbée de dolorisme ?


Rentré chez moi je me suis dit que je revisiterai la chanson du Mal-Aimé de Guillaume Appolinaire .
J'ai tapé Mal-aimé sur Goggle et c'est une chanson de Claude François qui est venue à l'écran : " Je suis le Mal aimé …mal aimé " … tous les éléments du diagnostic sont contenus là-dedans ! Si Remy Serpollay spécialiste de Musique irlandaise nous met un air la dessus c'est une ballade du Mal-aimé qui sera venu grâce à une Marche de la Mémoire !…et si on mets mal-aimé au pluriel elle pourrait sans doute cette ballade faire danser plusieurs conseillers municipaux du noyau dur !…et au bal des fous c'est à la folie qu'on a trinquée les pieds dans la neige et la gorge en feu à cause du poivre que Jean-Claude Dubourg avait mis en quantité dans le vin chaud !…ça aurait pu faire lever la queue à un âne mort, aussi notre petite caravane est repartie jusqu'au Pré des Martyrs !

J'ai besoin qu'on m'aime Mais personne ne comprend Ce que j'espère et que j'attends Qui pourrait me dire qui je suis ? Et j'ai bien bien peur Toute ma vie d'être incompris Car aujourd'hui : je me sens mal aimé (Refrain:) Je suis le mal aimé Les gens me connaissent Tel que je veux me montrer Mais ont-ils cherché à savoir D'où me viennent mes joies ? Et pourquoi ce désespoir Caché au fond de moi Si les apparences Sont quelquefois contre moi Je ne suis pas ce que l'on croit Contre l'aventure de chaque jour J'échangerais demain la joie d'un seul amour Mais je suis là comme avant mal aimé (Refrain) Car je suis mal aimé {au Refrain 2x}